Plateforme de stockage d'énergie de Saint-Laurent-de-Terregatte

100 MW / 400 MWh de capacité de stockage pour accélérer la décarbonation

Connectée au poste RTE de Launay à 90kV, cette plateforme stabilisera le réseau électrique, maximisera l´usage des énergies décarbonées et apportera des bénéfices concrets au territoire. Découvrez ci-dessous comment fonctionnent les projets de stockage para batteries:

Le projet

En un coup d'oeil

PUISSANCE

100 MW / 400 MWh

100 MW de puissance injectée ou soutirée pendant 4h

TECHNOLOGIE

Lithium Fer Phosphate

matériaux abondants, stabilité renforcée

RACCORDEMENT

Poste RTE Launay

via liaison souterraine 90kV

EMPRISE

~2 HECTARES

sur une exploitation de 102 hectares

HAIES CRÉÉS

2 500 m²

soit près de 15% de l’emprise du projet

OBTENTION DU PERMIS DE CONSTRUIRE

Mars 2025

EXPLOITATION

~20 à 25 ans

puis démantèlement et remise en état

Calendrier du projet

  • Avril 2022

Prise de contact de TagEnergy avec la commune en amont de toute démarche de sécurisation foncière, puis visite de site avec un représentant de la commune en fin d’année.

  • Février 2023

La DREAL invite TagEnergy à approfondir l’impact environnemental du projet, notamment en lien avec la protection du ruisseau “Le Livet”

  • Avril 2023

Accord foncier sur 4 ha avec compensation agricole

  • Mai à octobre 2023

Réalisation d’une étude environnementale indépendante

  • Juin 2023

Signature de l’accord de connexion au réseau

  • Septembre 2023

Délibération communale (9 contre, 5 pour)

  • Juillet 2024

La DREAL valide l’approche environnementale du projet, notamment en lien avec la protection du ruisseau “Le Livet”, suite à la soumission par TagEnergy de l’étude environnementale du projet

  • Décembre 2024

Dépôt d’une demande de permis à la DDT, impliquant une réduction de 40% de la taille du projet et la mise en place de murs acoustiques de 4m de hauteur, en réponse aux préoccupations de la commune

  • Mars 2025

Obtention du permis de construire

  • Mai 2025

Présentation du projet au public

  • Septembre 2025

Publication d’un arrêté préfectoral encadrant strictement les modalités d’exploitation du projet

Comprendre le stockage

Comment ça marche? Les batteries peuvent lisser les pics de production (par example la production solaire à midi) et restituer l’énergie lors des pics de consommation (par exemple en soirée).

Pourquoi maintenant? Alors que notre électricité est parfois en surproduction, nous continuons à avoir recours aux énergies fossiles. Le stockage par batteries permet d’exploiter au mieux notre production décarbonatée et souveraine.

Quels besoins à court et moyen terme? Le rapport “Bilan Prévisionnel 2025” du gestionnaire de réseau RTE prévoit qu’il faudra entre 3 et 33 GW de stockage para batteries d’ici 2030, soulignant que “la flexibilité de la demande et le stockage peuvent alors permettre d’éviter cette production à partir de fossiles ainsi d’optimiser la performance économique et environnementale du système électrique.” Entre 2018 et 2025, 1,5 GW de stockage a été installé dans l’hexagone.

Sécurité d’approvisionnement Les plateformes de stockage augmentent la capacité de production maximale en France et contribuent à la stabilité du réseau (fréquence et tension), diminuant ainsi la probabilité de blackouts comme celui qu’ont connu l’Espagne et le Portugal en avril 2025.

Localisation du site​

La plateforme de stockage sera implantée à proximité immédiate du poste électrique RTE de Launay, sur la commune de Saint-Laurent-de-Terregatte (Manche).

Cette zone constitue l’une des très rares en France réunissant les critères suivants: 1) proximité immédiate à un poste disposant d’une capacité de connexion élevée, 2) éloignement de plus de 200m aux habitations les plus proches, 3) possibilité d’intégration paysagère avec faible impact visuel, 4) absence de végétation sur la totalité de l’emprise, 5) absence de zones humides, ZNIEFF ou Natura 2000 à proximité, 6) Topographie adaptée à un projet de stockage d’énergie, 7) compatibilité avec le plan local d’urbanisme.

La zone orange sur la carte montre l’emprise exacte du projet.

Coordonnées GPS

48º33'51. 1"N 1º15'25.0"W Le Tertre, 50240 Saint-Laurent-de-Terregatte

Raccordement

Poste RTE de Launay Liaison souterraine 90kV (~150m exclusivement à l'intérieur du poste électrique public existant)

Distance aux habitations

Environ 250 mètres de la résidence la plus proche

Plan du projet​

Plan simplifié du projet montrant l’agencement des principaux équipements.

Éléments principaux du site

Containers de batteries

Modules de stockage Lithium Fer Phosphate (îlots éloignés de 5m)

Murs acoustiques

Hauteur 4m, en périphérie et à l'intérieur du site

Haies paysagères

2 500 m² de plantations pour l'intégration visuelle

Bassins de rétention

700 m³ de rétention (eaux d'extinction) + 461 m³ d'infiltration (eaux pluviales)

Unités de conversion

Transformation et connexion au réseau 90 kV

Citernes incendie

2 × 120 m³ dédiées au SDIS (pompiers)

Photos du site

Découvrez la parcelle d’implantation et son environnement immédiat.

Vue aérienne de la parcelle d'implantation (1/2)
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Vue aérienne de la parcelle d'implantation (2/2)
2 / 4
Vue panoramique de la parcelle d'implantation aux abords du poste électrique public RTE
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Vue aérienne du poste électrique public RTE auquel le projet se connectera
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Retombées locales et territoriales​

Au-delà de la transition énergétique, ce projet apporte des ressources concrètes à la commune et à ses habitants, tout en respectant l’activité agricole existante.

Fiscalité locale​

Découvrez la parcelle d’implantation et son environnement immédiat.

80 000 – 100 000 €/an

Taxe Foncière sur les Propriétés Bâties (TFPB) versée directement à la commune de Saint-Laurent-de-Terregatte. Cela représente une hausse significative du budget d’investissement communal.

80 000 – 100 000 €/an

Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) collectée par l’Agglomération et redistribuée au bénéfice du territoire et de la commune.

Note : La CFE bénéficie localement d’une exonération les 5 premières années, suivie de 3 années à taux progressifs, avant d’atteindre son plein rendement.

50 000 – 75 000 €/an

Taxe d’aménagement (versement unique à la construction) bénéficiant aux infrastructures départementales et intercommunales.

Emploi et vie locale

~25 emploi et vie locale

La construction mobilisera l’équivalent de 25 temps pleins sur environ un an, en priorisant les entreprises locales dotées des compétences recherchées en génie civil et génie électrique.

Fonds de dotation citoyen

TagEnergy souhaite créer un fonds dédié au financement d’initiatives locales : cadre de vie, associations, projets éducatifs. L’objectif est la maximisation de la retombée collective pour les habitants de Saint-Laurent-de-Terregatte.

Agriculture : priorité à la préservation

Faible impact : Le site n’occupe que 2 hectares, soit environ 2,5% de l’exploitation agricole concernée et seulement 0,1% de la surface agricole utile de la commune.

Soutien à l’exploitant : L’agriculteur partenaire bénéficie d’une compensation intégrale de ses pertes d’exploitation jusqu’en 2039.

Réversibilité garantie : À la fin de l’exploitation, le site sera intégralement démantelé (fondations comprises) et remis en culture. Cette obligation est garantie financièrement par une provision dont le montant peut être fixé par un expert indépendant.

Maîtrise des impacts environnementaux

Le projet a été redimensionné et optimisé pour s’insérer discrètement dans son environnement, en protégeant la biodiversité et le cadre de vie. Une étude environnementale indépendante a été réalisée et validée par la DREAL (Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement), confirmant l’absence d’impact significatif sur les milieux naturels.

Protection de l'eau et du patrimoine

Le site se trouve à proximité du ruisseau “Le Livet”, affluent de la Sélune qui se jette dans la baie du Mont Saint-Michel. Conscient de la valeur exceptionnelle de ce patrimoine classé UNESCO, le projet intègre des mesures strictes validées par la DREAL :

Zéro rejet : En fonctionnement normal, les batteries (systèmes clos) ne rejettent ni liquide ni gaz.

Confinement total : Le site est équipé de noues étanches et d’un bassin de rétention de 700 m³, dimensionné par un expert indépendant pour contenir la totalité des eaux même en cas d’incendie coïncidant avec une crue trentennale.

Sécurité des milieux : Cette conception permet de protéger l’intégrité du Livet même dans l’hypothèse d’un dysfonctionnement conduisant à un incendie.

Discrétion visuelle et paysagère

Emplacement logique : Le stockage est adossé au poste électrique RTE existant et ses lignes à très haute tension, évitant le mitage des territoires par ce type d’installation.

Écrans végétaux : 2 500 m² de haies paysagères seront plantées autour du site pour le masquer et renforcer le maillage bocager local.

Surface réduite : L’emprise du projet a été quasiment divisée par deux par rapport aux plans initiaux pour minimiser son empreinte.

Impact visuel évalué : L’étude paysagère indépendante a qualifié l’impact visuel de “faible à modéré” grâce à la localisation réfléchie et l’intégration paysagère.

Silence et tranquillité

Technologie silencieuse : Le retour d’expérience de TagEnergy sur ses projets en exploitation montre que les ventilateurs fonctionnent généralement à moins de 10% de leur puissance, plus de 99% du temps.

Murs acoustiques : Des murs anti-bruit de 4 mètres de haut sont intégrés au design, en périphérie et à l’intérieur du site.

Résultat : Le site respecte strictement l’arrêté bruit : le projet ne devra pas générer une augmentation du bruit ambiant de plus de 3 décibels à l’extérieur de la résidence la plus proche (située à 250m environ).

Sécurité maximale

Conformité ICPE (Installations classées pour la protection de l'environnement)

La sécurité est notre priorité absolue. Le projet applique rigoureusement l’arrêté préfectoral de septembre 2025 encadrant spécifiquement cette installation de stockage (ICPE 2925-2), garantissant un niveau de protection optimal.

Technologie stable

Nous utilisons la technologie Lithium Fer Phosphate, reconnue pour sa stabilité thermique exceptionnelle. Cette chimie réduit le risque d’emballement thermique, ce qui la rend particulièrement adaptée au stockage stationnaire de grande capacité.

Les containers de batteries sélectionnés par TagEnergy seront conformes à la norme UL 9540A, dont l’objet est d’empêcher tout risque d’emballement thermique de l’installation.

Prévention et surveillance 24h/24

Chaque module est piloté par un système de gestion qui surveille en temps réel la tension et la température pour prévenir tout incident.

Des capteurs (fumée, température, hygrométrie) déclenchent automatiquement l’alerte et les systèmes de sécurité.

Un dispositif d’urgence permet de couper instantanément toute l’installation électrique depuis le poste de contrôle.

Protection contre l'incendie

Le site est conçu pour empêcher toute propagation (“effet domino”):

Compartimentage strict : les conteneurs sont espacés de 7 mètres par rapport aux limites du site et de 5 mètres par rapport aux autres équipements, rendant impossible la transmission de chaleur d’un module à l’autre.

Extinction automatique : chaque unité dispose de son propre système d’extinction interne qui s’active dès la détection d’une anomalie.

Moyens d'intervention des secours

Le site est aménagé pour faciliter l’action des pompiers (SDIS) en toute sécurité:

Accès calibrés : des voies de 5 mètres de large permettent la circulation des engins de secours autour de chaque installation.

Ressources en eau : deux réserves d’eau de 120 m³ sont positionnées aux extrémités du site, dédiées exclusivement aux pompiers.

Gestion des eaux : grâce à l’étanchéité des drains et du bassin de confinement testé annuellement, aucune eau d’extinction ne peut polluer les sols environnants.

Le vrai du faux

Retrouvez ici les réponses aux principales interrogations et idées reçues concernant le projet, organisées par thématique.

Pour approfondir ces sujets, TagEnergy a répondu à l’ensemble des préoccupations légitimes du Collectif Citoyen du Terregatte dans ce document.

❌ Idée reçue

✓ Correction

“Le projet ne fera que stocker de l’énergie nucléaire produite à proximité.”
Le projet n’étant sujet à aucune limitation technique à l’injection ou au soutirage, il stocke tout type d’énergie produite sur le réseau interconnecté français, indépendamment des infrastructures de production électrique locales. Dans la pratique, il aura tendance à consommer plus d’énergie en périodes de forte production renouvelable et nucléaire, et à se substituer majoritairement aux énergies fossiles comme la production électrique au gaz pendant les périodes de consommation de pointe.

❌ Idée reçue

✓ Nuance technique

“TagEnergy prétend que l’électricité stockée sera 100 % verte.”
TagEnergy n’a jamais affirmé trier les électrons. La plateforme stocke l’électricité présente sur le réseau (le mix énergétique français) pour la restituer aux moments de forte demande. Cependant, ce type d’outil est indispensable pour permettre une plus grande intégration des énergies décarbonées sur le réseau national. Dans son bilan prévisionnel publié en décembre 2025, RTE indique que “la production bas-carbone abondante en milieu de journée ne permet pas de couvrir complètement les pointes de consommation le matin et le soir, ce qui conduit à recourir régulièrement aux centrales thermiques fossiles : la flexibilité de la demande et le stockage peuvent alors permettre d’éviter cette production à partir de fossiles et ainsi d’optimiser la performance économique et environnementale du système électrique.”

❌ Idée reçue

✓ Retombées

“Ce projet ne crée aucun emploi local.”
Si l’exploitation est largement pilotée à distance, la phase de construction nécessitera l’équivalent de 25 emplois à temps plein pendant environ un an (génie civil, électricité), favorisant l’activité locale. Le projet génère également des retombées fiscales pour le territoire.

❌ Idée reçue

✓ Garanties

“En cas de faillite, le site restera à l’abandon à la charge de la commune.”
TagEnergy est contractuellement tenue de remettre le site en état en fin d’exploitation. Une garantie financière spécifique, dont le montant peut être fixé par un expert indépendant, est mise en place pour assurer le financement du démantèlement quoi qu’il arrive.

❌ Idée reçue

✓ Correction

“Le propriétaire du terrain est un professionnel de l’énergie, il y a conflit d’intérêt.”
Le propriétaire foncier n’exerce pas sa profession dans le secteur de l’énergie. Le choix du terrain s’est fait sur des critères techniques objectifs (proximité du réseau, moindre impact).

❌ Idée reçue

✓ Proportions

“Ce projet gaspille des terres agricoles précieuses.”
L’emprise de la plateforme (2 hectares) représente environ 2,5 % de l’exploitation agricole concernée, ou 0,1 % de la surface agricole utile de la commune. L’agriculteur exploitant est intégralement indemnisé jusqu’à l’issue du bail rural à la fin 2039.

❌ Idée reçue

✓ Historique

“Le projet a été développé en secret, sans informer la mairie.”
L’absence d’affichage en mairie résulte d’un dysfonctionnement administratif qui ne peut être imputé à TagEnergy. TagEnergy a procédé à l’affichage réglementaire sur le terrain le 3 avril 2025, ouvrant officiellement les délais de recours, et a pris l’initiative de solliciter la commune pour réinitier un dialogue, permettant l’organisation d’une réunion publique le 5 mai 2025 (première date proposée par la commune pour cet échange).

❌ Idée reçue

✓ Observation

“La valeur des maisons aux alentours va chuter.”
L’impact visuel du projet a été considéré comme faible à modéré par un expert indépendant grâce à sa localisation réfléchie et son intégration paysagère. Les études menées sur des infrastructures énergétiques bien plus imposantes (comme l’éolien) suggèrent un impact nul ou négligeable sur la valeur des biens immobiliers aux alentours.

❌ Idée reçue

✓ Expertise

“L’installation menace la zone protégée Natura 2000 et la biodiversité.”
Une étude environnementale indépendante a été menée. Le Conservatoire du littoral (via sa chargée de mission Natura 2000) a confirmé par écrit que le projet ne présentait pas d’incidences sur la zone Natura 2000. De plus, la plantation de haies périphériques est prévue pour favoriser la biodiversité locale.

❌ Idée reçue

✓ Mesures de protection

“Le projet risque de polluer le ruisseau Le Livet et, par extension, la Sélune.”
Le projet intègre des dispositifs stricts validés par la DREAL, notamment des ouvrages de drainage et un bassin de rétention étanches. Ces installations sont dimensionnées par un expert indépendant pour contenir l’intégralité des eaux d’extinction en cas d’incident, même en cas de crue trentennale concomitante, empêchant tout rejet vers le milieu naturel.

❌ Idée reçue

✓ Clarification

“Les services de secours (SDIS) et la Direction Départementale des Territoires (DDT) ont été trompés par une erreur de surface dans le dossier.”
Bien qu’une coquille administrative ait été relevée dans un formulaire, les échanges réguliers et les réunions techniques avec le SDIS et la DDT, ainsi que les pièces annexées au dossier de demande de permis, ont permis à ces services d’avoir une connaissance précise de la superficie réelle et des enjeux du site bien avant de rendre leur avis.

❌ Idée reçue

✓ Contexte

“L’incendie de l’entrepôt de Viviez (Aveyron) prouve que ce type d’installation est dangereux.”
L’incident de Viviez concernait un entrepôt de stockage de piles et batteries usagées en vrac, sans les systèmes de sécurité actifs d’un site en exploitation. La plateforme de Saint-Laurent-de-Terregatte utilisera des batteries neuves, espacées, surveillées en permanence et équipées de systèmes automatiques d’extinction.

❌ Idée reçue

✓ État des connaissances

“Les incendies de batteries dégagent des fumées chimiques spécifiques et hautement toxiques.”
Si tout incendie génère des fumées nocives, des expertises indépendantes indiquent que les fumées d’un feu de batterie Lithium ont une composition comparable à celles d’incendies classiques (véhicules, habitations). Les analyses réalisées lors d’incidents passés ont montré des niveaux de toxicité inférieurs aux seuils d’alerte pour les populations.

❌ Idée reçue

✓ Précision

“Il s’agit de l’implantation d’une usine industrielle lourde.”
Ce projet n’est pas une usine car il n’implique aucune transformation de matière, aucune combustion, ni processus de fabrication.

Questions fréquentes

Retrouvez ici les réponses aux questions les plus courantes sur le projet.

 

Le règlement européen (UE) 2023/1542 impose des exigences strictes en matière de collecte ainsi que des taux minimaux de valorisation et de recyclage, qui sont progressivement renforcés au fil des années. Par exemple, au minimum 80% du lithium des batteries du projet de Saint-Laurent-de-Terregatte devra être recyclé. Il est important de noter que les batteries industrielles ont un avantage : elles sont traçables et recyclées de façon systématique via des opérateurs agréés, et la filière existe d’ores et déjà.
TagEnergy s’engage en effet à mettre à disposition une garantie de démantèlement dont la valeur peut être déterminée par un expert indépendant.
La durée d’exploitation prévue est de 20 à 25 ans. En fin de vie, un renouvellement des équipements pourra être envisagé. Dans le cas contraire, l’installation sera démantelée et le terrain remis en état conformément aux obligations contractuelles en place, pour un retour à l’usage initial.
TagEnergy est un acteur qui a la particularité de développer, financer, construire et exploiter ses actifs sur le long terme. Comme tout actif industriel, l’actionnariat peut évoluer, mais l’exploitation reste encadrée par des obligations réglementaires et contractuelles, quel que soit l’opérateur.
Les études menées en France sur des infrastructures énergétiques comme l’éolien terrestre, montrent l’absence d’impact significatif et durable sur la valeur de l’immobilier, dès lors que les projets respectent des distances suffisantes, limitent les nuisances sonores et visuelles, et sont correctement intégrés dans leur environnement. Dans le cas présent, le site est implanté à 250 mètres de l’habitation la plus proche, sans émissions, sans trafic en phase d’exploitation, avec des murs acoustiques et la mise en place de haies paysagères, ce qui réduit fortement les facteurs habituellement associés à une dépréciation immobilière, particulièrement tenant compte de l’emprise limitée du site (2 hectares contre 8 hectares pour le poste électrique public voisin), et de la faible hauteur des containers de stockage (3 à 4 mètres contre plus de 30 mètres pour les pylones électriques voisins).
Le projet génèrera environ 25 emplois équivalents temps plein sur 12 mois en phase de construction. En exploitation, les besoins sont surtout en supervision/maintenance, avec des interventions ponctuelles.
Les retombées fiscales de la commune sont estimées à environ 80 000 à 100 000 €/an de taxe foncière durant les 5 premières années d’exploitation, tenant compte d’une exemption temporaire de CFE (Contribution Foncière des Entreprises) prévue par la règlementation locale. Une fois l’exemption de CFE échue, les retombées fiscales pour la commune pourraient monter à environ 160 000 – 200 000 €/an.
Le trafic est concentré sur la période de chantier, avec une phase particulièrement active lors du terrassement en début de chantier, puis des livraisons régulières d’équipements lors de la seconde moitié du chantier. Les chantiers prévoient un état des lieux et des engagements de remise en état si la voirie publique est dégradée du fait des travaux. Le projet génère un volume de trafic négligeable en phase d’exploitation.
Une fois le permis de construire purgé de tout recours, la phase chantier pourra démarrer dans un délai de l’ordre de 9 à 12 mois, tandis que les travaux dureront généralement un an environ.
Le site est hors zone humide, hors Natura 2000 (à plus de 4 km) et hors ZNIEFF (environ 900 m). Le Conservatoire du Littoral, à travers son chargé de mission Natura 2000 et Ramsar baie du Mont-Saint-Michel, a confirmé que le projet ne nécessitait aucun diagnostic écologique complémentaire du fait de sa localisation et de ses caractéristiques. La proximité de la rivière Le Livet a fait l’objet d’une analyse dédiée par un bureau d’études environnemental indépendant, visant à supprimer tout risque de contamination par d’éventuelles eaux d’extinction d’incendie grâce à la mise en oeuvre de drains étanches et d’un bassin de rétention étanche adéquatement dimensionné pour isoler toute eau polluée sur le site.
Les containers de stockage seront posés sur des dalles, des plots ou des longrines de quelques dizaines de centimètres d’épaisseur seulement, sans fondations profondes, facilitant la remise en état ultérieure du site.
Comme pour toute liaison électrique, il existe aux abords immédiats du câble de raccordement un champ électromagnétique conforme aux normes électriques en vigueur. Cette liaison est prévue intégralement à l’intérieur du poste électrique public, le projet étant contigu aux équipements de gestionnaire de réseau RTE.
Un éclairage sera disponible, mais seulement mis en oeuvre de manière exceptionnelle, pour la sécurité du site, dans l’objectif d’éviter toute pollution lumineuse qui pourrait être préjudiciable aux résidents proches et à la faune locale.
Oui, le projet s’appuie sur une étude environnementale indépendante. Le site est éloigné des zonages sensibles (zones humides, Natura 2000 ou encore ZNIEFF 1 et 2) et n’implique aucun déboisement à l’exception possible de quelques arbustes qu’RTE pourrait devoir désoucher pour le passage du câble de connection à travers la haie périphérique du poste électrique public. Des mesures d’intégration (dont de nouvelles haies d’une profondeur de 5 mètres sur tout le pourtour du site) sont prévues pour augmenter la connectivité écologique localement. L’objectif atteint est un impact limité et maîtrisé.
Comme l’illustre l’étude d’impact paysagère menée par AEPE – Gingko qui inclut deux photomontages, l’impact visuel du projet est faible depuis les routes et habitations alentours, et limité par un dispositif paysager (haies périphériques représentant près de 15% de l’emprise du projet).
Le bruit provient principalement des ventilateurs de refroidissement des containers de stockage lorsqu’ils sont en fonctionnement. Des murs acoustiques de 4 mètres sont prévus et le projet vise le respect de la réglementation acoustique décrite dans l’arrêté préfectoral applicable au projet (le bruit résiduel ne peut être augmenté de plus de 3 dB pendant la nuit). Les retours d’expérience montrent que les ventilateurs fonctionnent très rarement à pleine puissance, rendant très rare l’atteinte des seuils maximums.
L’arrêté préfectoral encadrant l’exploitation du projet impose une distance minimale de 7m entre les containers et la limite de site. La distance entre les containers de stockage et la résidence la plus proche est de 250 m.
Les équipes de TagEnergy sont en contact étroit et régulier avec le SDIS depuis novembre 2024, avant le dépôt de la demande de permis du projet. Le projet est instruit dans un cadre réglementaire qui implique les services de l’État et le SDIS. L’organisation d’intervention prévoit un accès permanent (boîte à clés) et une télé-alerte en cas d’anomalie. Le SDIS de la Manche dispose déjà de compétences mobilisables pour ce type de risque via sa filière Risques Chimiques (RCH) (plus de 150 spécialistes). Ces équipes peuvent mettre à disposition deux unités de reconnaissance situées à Avranches et Saint-Lô, et être renforcées par une équipe d’intervention (type CMIC) basée à Cherbourg. Les personnels RCH sont sensibilisés à ces interventions, et les chefs d’unités ont reçu une formation spécifique sur des thématiques connexes (ex. feux de métaux). En cas d’alerte sur le site, les moyens RCH viendraient renforcer dès le départ les moyens habituels, avec transmission de consignes de sécurité aux primo-intervenants. En complément, TagEnergy et le SDIS prévoient de formaliser une Fiche Réflexe dédiée au site (accès, moyens, consignes) et peuvent mettre en place un partenariat de formation afin d’accompagner la montée en compétence sur ce risque émergent.
Les éventuelles eaux d’extinction seraient dirigées vers un bassin de rétention étanche de 700 m³ dédié via des drains étanches, afin d’éviter tout risque d’infiltration dans les sols et les nappes. Ce bassin a été dimensionné par un bureau d’étude indépendant, avec un volume suffisant pour absorber une crue trentennale en plus des éventuelles eaux d’extinction.
Des réserves d’eau sont prévues à hauteur de 2 × 120 m³ dédiées à l’intervention des services du SDIS (pompiers). L’objectif est de disposer d’un volume mobilisable rapidement pour les secours. Ces réserves seront remplies sans recours au réseau d’eau potable du village, auquel le projet n’est pas connecté.
Chaque container est choisi pour sa conformité avec la norme UL 9540A qui vise à minimiser tout risque d’emballement thermique. Le site est conçu avec un système d’îlotage des équipements, en conformité avec la norme NFPA 855 et l’arrêté préfectoral applicable au projet, pour limiter tout risque de propagation. L’objectif est d’éviter tout effet domino entre conteneurs. Par ailleurs, chaque conteneur intègre des capteurs et systèmes de détection 24h/24 (surveillance continue des paramètres critiques) et une chaîne d’alerte automatique, connectée à l’exploitant et au SDIS (pompiers). Les systèmes sont conçus pour mettre l’installation en sécurité et déclencher l’alerte. En conformité avec l’arrêté préfectoral, nous nous engageons à intégrer aux containers un agent d’extinction interne, comme par exemple une bombonne de gaz inerte visant à éviter tout risque de combustion.
Le risque d’incendie est très faible compte tenu de la chimie LFP et des dispositifs de sécurité. Si un tel incident devait malgré tout survenir, les fumées seraient comparables à celles d’un incendie de structure moderne (habitations, voitures…). Les gaz attendus seraient principalement l’hydrogène, le CO₂, le CO et le méthane, rapidement dilués dans l’air.
Le projet utilise des batteries Lithium Fer Phosphate (LFP). Cette chimie est choisie pour sa stabilité thermique élevée induisant un risque d’emballement thermique significativement plus faible que des chimies de type NMC, ce qui la rend particulièrement adaptée au stockage stationnaire. Il convient par ailleurs de noter que même les batteries NMC, encore majoritaires dans l’automobile électrique, présentent une stabilité remarquable, comme le soulignent les principales études réalisées sur les risques d’incendie associés aux voitures électriques (entre 14 et 80 x moins d’incendies constatés que pour les véhicules thermiques).

Actualités du projet​

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Plateforme de stockage d’énergie
Saint-Laurent-de-Terregatte

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Crédit: IneoProd

Livraison d’un des deux transformateurs très haute tension (225 kV) à l’entrée du site

Crédit: IneoProd

Vue aérienne du coffrage d’une fondation de transformateur moyenne tension

Crédit: IneoProd

Vue aérienne du projet au moment de la livraison d’un des deux transformateurs très haute tension (225 kV)

Crédit: IneoProd

Vue drone à la livraison du transformateur très haute tension (225 kV)

Crédit: IneoProd

Grutage de containers de stockage d’énergie

Crédit: IneoProd

Tranchées de câbles aux abords des fondations des transformateurs moyenne tension

Crédit: IneoProd

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